Für ein umfassendes Sparprogramm…

Français en bas

… bei Ausschaffungsgefängnissen

Dass ein Linker (und Netter) fordert, dass der Staat weniger Geld ausgeben soll, mag verwundern. Generell hat das auch seine Richtigkeit, denn wir wollen gute Bildung, menschliche Pflege, starken Service public und ausgebauten ÖV.

Wenn der Staat sein Geld aber dazu ausgibt, Menschen zu quälen – wie dies durch Ausschaffungsgefängnisse tagtäglich passiert – dann gibt es nur eine Möglichkeit: Die komplette Abschaffung!

Nun mag gefragt werden: Ist Quälen nicht ein etwas hartes Wort für die Ausschaffungshaft? Ich finde nicht. Zuerst einige Worte dazu, was das überhaupt ist, Ausschaffungshaft: Wie der Name schon sagt, werden dabei Menschen im Zusammenhang mit Ausschaffungen eingesperrt. Dies ist wichtig zu verdeutlichen: Das Einsperren geschieht nicht, weil sie eine Straftat begangen haben, sondern einzig und allein um sie aus der Schweiz wegzubringen!  Es gibt verschiedene Formen davon, auf die will ich hier nicht näher eingehen und meistens werden die Menschen dabei in den gleichen Gefängnissen wie Straffällige eingesperrt. Insgesamt kann sie 18 Monate dauern – Menschen können als eineinhalb Jahre weggesperrt werden, einzig aus dem Grund, dass sie keinen Schweizer Pass haben.

Die Ausschaffungen selbst sind ja bereits eine himmeltraurige Angelegenheit – einerseits grundsätzlich, weil es Menschen aus ihrem gewohnten Umfeld reisst, nur wegen der Farbe ihres Passes, und andererseits sehr konkret, da wiederholt Menschen gleich nach der Ausschaffung vom Empfangsstaat gefoltert wurden. Aber kommen wir auf das Quälen in der Ausschaffungshaft selbst zurück: Wiederholt wurde über Selbstmorde darin berichtet, selbst das Bundesgericht sprach davon, dass sie «die wesentlichen Grundbedürfnisse des Menschen als soziales Wesen nicht respektiere» und bei zahlreichen Menschen wurden dadurch Depressionen, Angstzustände und posttraumatische Belastungsstörungen ausgelöst.

Die Schweiz hat zudem den zweifelhaften Ruf, auch Kinder in Ausschaffungshaft zu nehmen. Dass dies schwerwiegende Probleme in ihrer Entwicklung verursacht, versteht sich von selbst. Dass dies den Behörden egal ist ebenfalls. Alle diese Effekte finde ich sind Grund genug, sagen zu können, dass mit der Ausschaffungshaft Menschen gequält werden.

Nun wird manch einer sagen, dass Gesetze doch befolgt werden müssten und eine Inhaftierung der einzige Weg sei, Leute dazu zu bringen, die Schweiz zu verlassen. Dass ich Ausschaffungen moralisch falsch finde, habe ich ja bereits oben angemerkt, darauf will ich daher gar nicht näher eingehen. Ganz abgesehen davon sieht man aber auch: In ganz vielen Fällen zeigt die Ausschaffungshaft gar nicht den gewünschten Erfolg, kostet dafür aber bis zu 350 Franken pro Person pro Tag.[1]

Wir können als sagen: Die Ausschaffungshaft kostet viel, bringt nichts und quält Menschen massiv. Grund genug, sie abzuschaffen und das Geld für Positives einzusetzen, was unsere Lebensgrundlage bewahrt, uns glücklicher macht, wirkliche Sicherheit schafft und uns näher zueinander bringt.

Konsequent. Feministisch. Für die 99%.

Anmerkung: Ich brauche das Wort «Ausschaffungshaft» hier als Synonym zu «Administrativhaft», da es bekannter ist.

Ein Text von Beni Stückelberger

Pour un programme d’économie complet….

…. dans les centres de détention administrative.

Le fait que quelqu’un de gauche (et de gentil) exige que l’État dépense moins d’argent peut surprendre. En général, c’est exact, car nous voulons une bonne éducation, des soins humains, un service public fort et des transports publics bien développés.

Mais si l’État dépense son argent pour torturer les gens – comme c’est le cas tous les jours dans les centres de détention administrative – il n’y a qu’une solution: l’abolition complète de ces centres.

Maintenant, on peut se demander : Est-ce utiliser un mot un peu trop dur que de parler de torture pour la détention administrative en vue de l’expulsion  ? Je ne crois pas. Tout d’abord, quelques mots sur ce qu’est la détention administrative et l’expulsion. Comme son nom l’indique déjà assez clairement, il s’agit d’enfermer des gens contre leur volonté dans le but de les expulser du territoire. Il est important de le préciser : l’emprisonnement n’a pas lieu parce qu’ils ont commis un crime, mais seulement afin de les expulser de Suisse !  Il y a différentes formes d’emprisonnement, mais je n’en parlerai pas ici, et la plupart du temps, les gens sont emprisonnés dans les mêmes prisons que les délinquants. L’emprisonnement peut durer 18 mois au total – des personnes peuvent être emprisonnées pendant un an et demi simplement parce qu’elles n’ont pas de passeport suisse.

Les expulsions elles-mêmes sont déjà très tristes – d’une part parce qu’elles arrachent les gens à leur environnement habituel, uniquement à cause de la couleur de leur passeport, et d’autre part parce que les gens ont souvent été torturés à plusieurs reprises par l’État où ils/elles sont arrivés immédiatement après leur expulsion. Mais revenons à la torture dans les centres de détention et d’expulsion : des suicides y ont été rapportés à maintes reprises, même la cour fédérale en a parlé “comme ne respectant pas les besoins fondamentaux essentiels de l’homme en tant qu’être social” et pour de nombreuses personnes des dépressions, des états d’anxiété et des troubles de stress post-traumatique ont éclaté.

La Suisse jouit également d’une réputation douteuse en la matière puisqu’elle emprisonne aussi des enfants en vue de leur expulsion. Il va sans dire que cela cause de sérieux problèmes dans leur développement et que les autorités s’en fichent. Je pense que tous ces effets constituent une raison suffisante pour que l’on puisse dire que des gens sont torturés dans les centres de détention et d’expulsion.

Aujourd’hui, certains diront que les lois doivent être respectées et que la détention est le seul moyen d’amener les gens à quitter la Suisse. J’ai déjà mentionné plus haut que je trouve les expulsions moralement fausses, je n’entrerai donc pas dans les détails. Par ailleurs, on constate également que, dans de nombreux cas, la détention en vue d’une expulsion ne donne même pas les résultats escomptés, mais coûte jusqu’à 350 francs par personne et par jour[2].

On peut dire que la détention en vue d’une expulsion coûte très cher, n’apporte rien et torture d’une manière inaceptable les gens. C’est une raison suffisante pour l’abolir et utiliser ce qu’elle coûte pour des choses positives, qui préservent nos moyens de subsistance, nous rendent plus heureux, créent une véritable sécurité et nous rapprochent les uns des autres.

Solidaire. Féministe. Pour les 99%.

Un article de Beni Stückelberger

[1] https://www.tdh.ch/sites/default/files/tdh_plaidoyer-ch_201811_de.pdf, S. 85.

[2] https://www.tdh.ch/sites/default/files/tdh_plaidoyer-ch_201811_de.pdf, S. 85.

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