Bock auf Sex

Unser Leben ist voller Vorschriften. Nicht all diese Vorschriften umfassen formelle Gesetze, viele sind einfach informelle Verhaltensweisen, die uns von klein auf antrainiert werden. Was passiert, wenn wir uns nicht daranhalten? Dann werden wir von der Gesellschaft bestraft: Wir werden bestraft indem wir gemieden werden, indem wir ausgeschlossen werden, indem man uns komisch anschaut oder die Leute über uns sprechen.
Es beginnt mit ganz einfachen Dingen wie Kleidung. Als Kind habe ich oft zu hören bekommen, dass meine Pullover eigentlich «Buebäpullis» sind oder ich doch auch mal ein Röckli tragen soll. Wir haben dann die Möglichkeit uns anzupassen, halt etwas engere Pullover und weiblichere Schuhe zu tragen oder wir heben uns von der Norm ab. Dies ist der konfliktreichere Weg, der oft mit unzähligen Rechtfertigungszwängen einhergeht. Spoiler: Ich trage immer noch keine Röcklis und ich mag meine grossen Hoodies.


Die Vorgaben wie wir zu sein haben endet aber hier nicht, die Gesellschaft diktiert uns wie, wo und ob wir uns als Frauen* oder Männer* zu rasieren haben, wie unsere Körper aussehen sollen: Männer* bitte mit Sixpack und Frauen* mit 90-60-90-Massen, wie dominant oder eben wie nicht dominant wir sein sollten.
Ja die Vorschriften unserer Gesellschaft reichen sogar bis ins Schlafzimmer (oder wo auch immer wir unsere Sexualität ausleben) …
Guter Sex?
Was ist guter Sex? Wie verhält sich eine sexy Frau*? Wie verhält sich ein richtiger Mann* im Bett? Die meisten Menschen haben klare Vorstellungen davon, wie Sex aussehen sollte. Diese repräsentieren aber selten unsere eigene Meinung, sondern sind stark geprägt von einem gesellschaftlichen Idealbild. Allgemein ist die weibliche Sexualität wenig bekannt und negativ besetzt. Überspitzt ausgedrückt: Wenn eine Frau* viel Sex hat und dies auch erzählt ist sie «die Schlampe», wenn ein Mann* dies tut ist er der «coole Player.» Warum ist das so? Haben wir wirklich das Gefühl, dass Frauen* weniger Sex haben als Männer*? Ist es nicht stupid zu glauben, dass Frauen* reiner sind, wenn sie weniger Sex haben? Ich denke wir sollten überhaupt nicht urteilen, wer wie, mit wem, wann oder wie oft Sex hat.
Auch die Mainstream-Pornos zeigen ein eindimensionales Bild, das Sex als Jagd nach männlichen Orgasmen portiert. Die Frau* ist darin einzig das Objekt der Begierde. Der Mann* hingegen wird als lustversessenes Tier dargestellt, dessen Sexualität zumeist gefährlich ist. Was ist das für eine sexistische Kackscheisse? Würde ich diesem Bild glauben, wären sexuelle Handlungen nur dazu da «die Männer*» zu befriedigen. Ist er nicht! Alle beteiligten sollten Spass an einem sexuellen Akt haben, das Geschlecht spielt dabei überhaupt keine Rolle. Wenn eine weibliche Person halt dabei mal dominant ist, so what? Es killt kein Ego, wenn der Mann* halt mal unten liegt, kommt klar damit. Es killt kein Ego, wenn der Mann* mal nicht den Takt angibt. Ah ja: Auch Frauen* befriedigen sich selbst. Warum sollten wir das auch nicht tun?
Es gibt keinen «Standartsex»
Bis jetzt bin ich nur auf die Heterosexualität eingegangen und habe damit genau das gemacht, was unsere gesamte Gesellschaft macht: Ich habe die Heterosexualität als Norm genommen, weil ich selbst hetero bin und dabei jegliche andere Form der Sexualität vernachlässigt. Menschliche Sexualität ist viel mehr, als eine Frau* und ein Mann* die in der Missionarsstellung den Akt vollziehen. Doch genau dieses Bild wird uns gelehrt. Ich erinnere mich an unseren Sexualunterricht in der Oberstufe: Wir durften zwar ein Kondom mit Wasser füllen bis es platzt, was damals natürlich mega lustig war, aber einen ausgewogenen Unterricht hatten wir damals nicht. Die Lehrerin war erstens viel zu verklemmt, um mit uns wirklich offen zu sprechen und, was viel schlimmer ist: Heterosexualität wird als einzig gültige Norm angesehen und führt zur Zurückweisung jeder anderen Form der Sexualität. Ich habe damals nie etwas von schwulen, lesbischen, bisexuellen, trans* queeren, inter- oder non-binary Menschen gehört. Ich habe nie etwas davon gehört, dass es auch möglich ist, mehrere Menschen zu lieben, überhaupt keine sexuelle Anziehung zu verspüren, mit mehreren Menschen in einer Beziehung zu sein oder sogar mit mehreren Menschen gleichzeitig Sex zu haben.
Es gab nur das eine: Mann* und Frau* haben Blümchensex im Bett. Und sonst nirgendwo. Und auch ja nicht harter Sex. Denn das ist sowieso krank; auch wenn es auf Konsens basiert. Heute weiss ich es zum Glück etwas besser ;).
Wir lieben wie wir wollen
Sexualität darf den Menschen weder vorgeschrieben noch aufgezwungen werden. Jeder Mensch sollte seine eigene individuelle Sexualität ausleben dürfen, mit der einzigen Bedingung, dass darunter kein anderes Lebewesen zu Schaden kommen darf. Lernen wir unseren Kindern, dass Sexualität und Liebe etwas unglaublich Schönes und Vielfältiges ist. Lernen wir unseren Kindern, dass Sexualität kein Tabuthema ist, dass es etwas ist, wo sich Menschen ausleben können und gemeinsam schöne Momente erleben können. Ich weiss nicht wie es euch geht, aber ich habe jetzt Bock auf Sex.

Ein Text von Barbara Keller

Envie de Sexe?

Nos vies sont remplies de règles. Toutes ces règles ne sont pas forcément des lois formelles, beaucoup sont en effet simplement des comportements informels qui nous sont enseignés dès le plus jeune âge. Que se passe-t-il lorsqu’on ne s’y conforme pas ? Nous sommes punis par la société. Nous sommes punis en étant rejetés, en étant exclus, en étant regardés de façon bizarre ou simplement en devenant un sujet de conversation ou de moquerie.

Cela commence par des choses très simples comme les vêtements. Enfant, j’ai souvent entendu dire que mes pulls étaient en fait des “pulls de garçon” ou que je devrais quand même une fois porter une jupe. Nous avons alors la possibilité soit de nous adapter, de porter des pulls un peu plus serrés et des chaussures plus féminines, soit de nous éloigner de la norme. Cette solution est la voie la plus conflictuelle. Elle s’accompagne souvent d’innombrable sommation à se justifier. Attention spoilers : Je ne porte toujours pas de jupes et j’aime encore mes gros pulls à capuche.

Cependant, les directives sur la façon dont nous devons être ne s’arrêtent pas là. La société nous dicte si, où et comment nous devons nous raser en tant que femmes* ou hommes*, à quoi notre corps doit ressembler (les hommes* avec des sixpack et les femmes* avec les proportions 90-60-90) et à quel point nous devrions être dominant·e·s ou non.

Oui, les règles de notre société s’étendent même jusqu’à la chambre à coucher (ou partout où nous vivons notre sexualité)…

Du bon sexe ?

Qu’est-ce que le bon sexe ? Comment se comporte une femme sexy ? Comment se comporte un vrai homme au lit ? La plupart des gens ont une idée claire de ce à quoi devrait ressembler le sexe. Cependant, ces idées représentent rarement notre propre opinion, mais sont fortement influencées par un idéal social. En général, la sexualité féminine est peu connue et a une connotation négative. Pour le dire de manière exagérée : si une femme a beaucoup de sexe et qu’elle le dit, elle est une  “salope”, mais si un homme fait de même, il est un “Don Juan”. Pourquoi est-ce ainsi? Avons-nous vraiment l’impression que les femmes* ont moins de rapports sexuels que les hommes* ? N’est-il pas stupide de penser que les femmes* sont plus pures quand elles ont moins de sexe ? Je pense qu’il faut une fois pour toutes arrêter de juger qui a des rapports sexuels, comment, avec qui, quand et à quelle fréquence.

Le porno grand public montre aussi une image unidimensionnelle qui présente le sexe comme une chasse aux orgasmes masculins. La femme est le seul objet du désir. L’homme, par contre, est dépeint comme un animal obsédé par le désir et dont la sexualité est généralement dangereuse…C’est quoi pour des idées sexistes de merde ? Si je croyais cette représentation, les actes sexuels ne seraient que pour satisfaire les hommes. Absurde! Toutes les personnes impliquées dans un acte sexuel devraient en profiter, qu’importe leur genre. Si une personne de sexe féminin est dominante, c’est quoi le problème ? Ça ne tue l’égo d’aucun homme d’être dessous pendant le sexe. De même ça ne détruit pas son égo s’il ne donne pas le rythme. Ah oui et encore: Les femmes se masturbent. Pourquoi ne le ferions-nous pas ?

Il n’y a pas de “rapport sexuel normal”

Jusqu’à présent, je n’ai traité que de l’hétérosexualité et j’ai fait exactement ce que fait notre société : prendre l’hétérosexualité comme norme parce que je suis moi-même hétéro, négligeant ainsi toute autre forme de sexualité. La sexualité humaine est beaucoup plus qu’une femme* et un homme* faisant l’acte dans la position du missionnaire. Mais c’est exactement cette image qui nous est enseignée. Je me souviens de notre éducation sexuelle au secondaire. On nous a permis de remplir un préservatif d’eau jusqu’à ce qu’il éclate, ce qui était bien sûr très drôle à l’époque, mais nous n’avions pas eu de leçon équilibrée à l’époque. L’enseignante était tout d’abord beaucoup trop inhibée pour vraiment en parler ouvertement avec nous et, ce qui est bien pire, l’hétérosexualité était présentée comme la seule forme de sexualité légitime, ce qui conduit au rejet de toute autre forme de sexualité. Je n’ai jamais entendu parler des gais, lesbiennes, bisexuels, trans* queer, inter ou non binaires. Je n’ai jamais entendu dire qu’il était possible d’aimer plus d’une personne, de n’avoir aucune attirance sexuelle, d’avoir une relation avec plus d’une personne ou même d’avoir des rapports sexuels avec plus d’une personne en même temps.

Il n’y avait qu’une seule chose : l’homme et la femme ont des relations sexuelles mignonnes au lit. Et nulle part ailleurs. Et pas de rapport hard non plus. Parce que c’est une maladie de toute façon ; même si c’est basé sur le consensus. Aujourd’hui, heureusement, je sais un peu plus.

Nous aimons comme nous voulons

La sexualité ne doit être ni prescrite ni imposée aux êtres humains. Chaque être humain devrait être autorisé à vivre sa propre sexualité, à la seule condition qu’aucun autre être vivant ne soit lésé. Enseignons à nos enfants que la sexualité et l’amour sont incroyablement beaux et divers. Enseignons à nos enfants que la sexualité n’est pas un sujet tabou, que c’est quelque chose où les gens peuvent vivre leur vie et vivre de beaux moments ensemble. Je ne sais pas pour toi, mais je suis d’humeur à faire l’amour maintenant.

Un text de Barbara Keller

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