Working Poor – Armut trotz Arbeit

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Menschen die erwerbstätig sind und doch in Armut leben? Klingt unglaubwürdig, doch es gibt sie auch in der Schweiz.

Die sogenannten Working Poor (Englisch für «arbeitende Arme») sind genau diese Menschen. Laut dem Bundesamt für Statistik lebt eine Person in einem armen Haushalt, wenn sie als Einzelperson weniger als 2’200 Franken im Monat verdient. Bei einer Familie mit zwei Kindern sind es 4’050 Franken.[1]

Ausländer*innen (vor allem Frauen*)  sind in der Gruppe der Working Poor besonders stark vertreten. Dies hat den Grund, dass sie auch heute noch mehr Teilzeit arbeiten als Männer* und zudem häufiger alleinerziehend sind.

Kinder können nämlich ein Armutsrisiko darstellen. Dies hat vor allem mit den indirekten Kosten zu tun, die durch Kinder entstehen. Kinder brauchen Zeit und diese geht oft vom Arbeitseinkommen ab.

Ausländerinnen* (vor allem Frauen* ) sind bei den Working Poor ebenfalls sehr stark vertreten, obwohl sie oftmals mehr arbeiten als so manche*r Schweizer*in. Hier spielen mehrere Faktoren hinein. Menschen mit Migrationshintergrund sind häufiger verheiratet, leben in einem Paarhaushalt und haben mehr Kinder. Zudem haben sie oftmals eine schlechtere Ausbildung genossen oder ihre Ausbildung wird bei uns nicht anerkannt. Ausländer*innen sind mehr in Tieflohnbranchen tätig wie dem Bau-, Gast- und verarbeitenden Gewerbe oder dem Gesundheits- und Sozialwesen.

All diese zutiefst unterbezahlen Arbeitsbranchen sorgen für grosse Ungleichheiten bei den Zahlen, die Ende Monat auf der Lohnabrechnung stehen.

Mir ist nicht klar, wieso eine Krankenschwester*, welche täglich das Leben von Menschen in den Händen hält, weniger verdient als ein Banker*, der lediglich Kapital herumjongliert. Doch mir ist eines klar; wir müssen etwas dagegen tun! Denn schon auf der ersten Seite der schweizerischen Bundesverfassung steht, «dass die Stärke des Volkes sich misst am Wohl der Schwachen»[2].

Die Bevölkerung lehnte 2013 die 1:12 Initiative ab, doch wir geben nicht auf. Mit der 99%-Initiative wollen wir das Vermögen an die Menschen zurück verteilen, indem wir das Kapitaleinkommen höher besteuern, denn wir, wir ändern was uns stört!

Ein Beitrag von Michaela Bajraktar

Working Poor, la pauvreté malgré le travail

Des personnes qui ont un emploi rémunéré et qui vivent pourtant dans la pauvreté ? Ça a l’air incroyable, mais ils existent et aussi en Suisse.

Les “working poors” sont exactement ces personnes. Selon l’Office fédéral de la statistique, une personne vit dans un ménage pauvre si elle gagne moins de 2200 francs par mois à titre individuel. Pour une famille avec deux enfants, le montant est de CHF 4’050.

Les femmes sont particulièrement surreprésentées dans ce groupe, car elles travaillent aujourd’hui encore davantage à temps partiel que les hommes et qu’elles sont également plus susceptibles d’être la tête d’une famille monoparentale.

Les enfants peuvent représenter un risque de pauvreté. Surtout en raison des coûts indirects générés par les enfants. Ceux-ci ont besoin de beaucoup temps et ce temps est souvent déduit du revenu gagné.

Les femmes (en particulier les femmes étrangères*) sont également très fortement représentées parmi les working poor, bien qu’elles travaillent souvent plus que certaines* Suissesses*. Plusieurs facteurs jouent ici un rôle: les personnes issues de l’immigration sont plus souvent mariées, vivent en couple et ont plus d’enfants. En outre, elles ont souvent eu une éducation moins bonne ou leur éducation n’est pas reconnue en Suisse. Les femmes étrangères* sont aussi plus actives dans les secteurs à bas salaires comme la construction, l’hôtellerie, la fabrication ou les services sociaux et ceux de la santé.

Tous ces secteurs, fortement sous-payés, du marché du travail sont à l’origine des grandes inégalités dans les chiffres qui apparaissent sur les fiches de paie à la fin du mois.

Je ne comprends pas pourquoi une infirmière qui porte la vie des gens entre ses mains au quotidien gagne moins qu’un banquier qui jongle avec le capital. Par contre, ce que je comprends très bien : il faut faire quelque chose contre cet état de fait ! La première page de la Constitution fédérale nous l’indique clairement lorsqu’elle dit que “la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres”.

La population a rejeté l’initiative 1:12 en 2013, mais nous n’abandonnons pas. Avec l’initiative 99% nous voulons redistribuer la richesse au peuple en taxant davantage le revenu du capital, parce que nous, nous changeons ce qui nous dérange !

Un text de Michaela Bajraktar

 

[1] https://www.google.de/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=5&ved=2ahUKEwiKopvt_e3kAhUK-aQKHVckCYIQFjAEegQIBxAC&url=https%3A%2F%2Fwww.bfs.admin.ch%2Fbfsstatic%2Fdam%2Fassets%2F337466%2Fmaster&usg=AOvVaw2MSbDtUSaIN9GTqtzKVlrb , 26.09.2019, S. 8-17

[2] https://www.admin.ch/opc/de/classified-compilation/19995395/201405180000/101.pdf , 26.09.2019, S.1

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